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  • Je vis près d'un cimetière - Partie 3

    Article

    La jeune héroïne de l'histoire, Corinne,  possède un don extraordinaire: celui de parler avec les morts du cimetière qui est près de chez-elle, à Jonquière. Mais depuis peu, un danger la guette et elle décide d'enquêter sur cette âme sombre qui la suit partout. Je vous laisse faire la rencontre de cette gamine qui n'a pas froid aux yeux! Il me fait plaisir de vous présenter la partie 3 de cette histoire. Bonne lecture!

    J'ai neuf ans, je m'appelle Corinne et je vis près d'un cimetière.

    Mon papa fait l'entretient du cimetière s'occupe de protéger les morts des vivants parce que des fois, le soir, il arrive que des adolescents coupent la chaîne de la grille pour entrer et déranger les morts. Ils peinturent des mots sur les pierres tombales et fêtent toute la nuit. Je ne les aime pas. Ils ne sont pas gentils. Mon papa doit faire le ménage le matin, mais ce que j'aime le moins, c'est qu'ils dérangent mes amis. Quand ils sont là, je n'arrive plus à les voir. Ils disparaissent dans la nuit et ils restent endormis.

    Cher journal,
    Je te nommerai Billy.
    Donc Cher Billy,

    Aujourd’hui, c’était Halloween! Les enfants de ma classe s’étaient déguisés. Il y avait des citrouilles, des sorcières, des vampires, des fées, même des actrices télé. Sabrina, une fille de ma classe s’était déguisée en Lady Gaga. Elle m’a dit que c’était sa chanteuse préférée, quand je lui ai demandé. Je lui ai répondu que c’était vraiment un costume effrayant. Et on me dit que je suis bizarre! Je leur ai dit que j’étais déguisée en cadavre de petite fille morte dans un accident d’autobus et j’ai passé la journée toute seule.

    On dirait que depuis que j’ai 9 ans, je me sens plus sûre de moi. Le chiffre neuf est un bon chiffre. C’est le nombre de vies qu’ont les chats et en plus, c’est mon chiffre chanceux depuis hier…

    Je suis heureuse de t’avoir eu en cadeau, Billy. J’espère que ce bonheur est partagé. Ça fait drôle d’avoir quelqu’un à qui raconter ce que je vis. J’ai bien essayé avec maman, mais elle a des frissons quand je lui parle de mes amis décédés et je n’aime pas les visites chez le psychologue. Papa dit que j’ai beaucoup d’imagination et c’est bien comme ça. Ils ne me posent pas trop de questions et moi, je n’en parle plus à personne.

    Comme je le disais, je ne crains pas les morts ou plutôt leur esprit, mais je redoute les âmes sombres, celles qui ne font pas de lumière, même infimes soient-elles Je les appelle les trous noirs. Noir comme leur cœur du temps de leur vivant. Elles sont dangereuses et je m’en méfie. C’est très rare d’en rencontrer et il m’est arrivé une fois d’en croiser une. Mais j’ai fait semblant de voir au travers, comme si je ne la regardais pas. Comme le font tous les autres que je connais et qui ne voient pas ce que je vois. Elle a hésité et a continué sa route. J’ai fait semblant de marcher pour aller nulle part, comme le font tous les autres aussi. J’ai eu très chaud! C’est ça, être un bon détective. Règle numéro deux - parce que la première à respecter est de toujours laisser la porte de ma chambre fermée, car comme ça, je suis certaine que les morts ne fouillent pas dans mes affaires – est de ne pas se faire remarquer quand il ne faut pas se faire remarquer.

    Le vent sifflait fort, ce soir et il m’a murmuré à l’oreille de nouveaux indices. La lune était pleine et sa lumière éclairait la majeure partie de mon cimetière. J’en ai profité pour appeler mes amis décédés.

    Esprits de la nuit,
    Vous qui êtes mes amis,
    Je vous invite à venir prendre le thé
    En ma compagnie.
    Esprits de la nuit, vous que la vie a quitté
    Venez à ma table, un biscuit déguster.

    Comme j’aime ce moment, mon cher Billy. C’est beau de les voir arriver! Les lumières bleues et roses, vertes, jaunes et blanches apparaissent. Elles lévitent à quelques centimètres du sol et avancent doucement. Elles répondent à l’appel. Autour d’elles il y a des vagues transparentes qui font onduler les arbres et les pierres tombales. Le vent se transforme en un souffle léger. Il porte leur danse jusqu’à moi.

    Esprits de la nuit, prenez place à mes côtés.

    Les lumières s’estompent et je reconnais désormais leurs visages, mais tu sais,  j’aurais pu les  reconnaître de loin simplement par la lumière qu’elles diffusent. Certaines ont dû être appelées ailleurs, mais ce soir, il y en avait quelques-unes. Il y avait madame Blackburn, la voyante décédée dans un incendie, endormie le cigare à la main. La fumée tue, mais madame Blackburn l’a su trop tard.

    Il y avait aussi le vieux Monsieur Isidore Côté. Lui, Billy, il est mort à 95 ans d’un arrêt cardiaque dans une épicerie. Il m’a dit qu’il pensait que c’était sa femme de quarante ans sa cadette qui aurait sa peau, mais il ne s’est pas méfié des billets de loterie! Il en a gratté un à l’épicerie du coin et le pauvre! Son cœur a cessé de battre quand il a su qu’il gagnait le gros lot. Aujourd’hui, c’est sa veuve qui profite des millions avec un homme bien plus jeune qu’elle.

    Il y avait à ma table une madame qui a un accent espagnole, comme ma professeure de langue. Elle se nomme Rosita Sanchez. Elle m’a raconté qu’elle est venue s’établir ici il y a 20 ans avec ses deux fils. L’un est mort d’une maladie et l’autre est encore en vie. Il est en prison. Elle, elle est morte d’un accident de travail dans une usine de fabrication d’appareils ménagers. Le surmenage peut mener à la mort aussi, c’est ce que maman dit toujours.

    Finalement, il y a Marguerite Lavoie. Je me souviens combien elle était belle. Elle restait à un coin de rue de chez-moi et elle prenait le même autobus que moi pour se rendre à l’école avant que n’arrive le drame. Elle avait trois ans de plus que moi et faisait partie de ceux qui allait quitter notre petite école pour aller dans la plus grande. La po-ly-va-len-te.

    Il y a un an, presque jour pour jour, les policiers l’ont retrouvée morte dans le boisé de l’école. Elle avait les cheveux longs, blonds et de grands yeux bleus. Maman avait pleuré quand elle a su la nouvelle et elle m’avait serrée très fort dans ses bras quand je suis revenue de l’école. Maman ne m’avait pas dit qu’on l’avait retrouvé sans vêtements. Ça, je l’ai appris à la télévision, le soir-même Ce qui est triste, c’est que Marguerite s’en souvient encore. Les policiers n’ont réussis qu’à arrêter deux des trois gars qui ont fait ça. L’autre court toujours et depuis, maman veut connaître par cœur où je vais et chez qui je vais. Je ne veux pas aller à la po-ly-va-len-te parce que les gars qui lui ont fait ça avaient quitté cette école plus tôt pour lui faire du mal. Je devrais le rappeler à maman, car ça me fera une bonne excuse pour ne pas quitter ma petite école. Je l’ai noté dans mon journal pour ne pas l’oublier.

    Certaines fois, il y a plus d’amis décédés qui répondent à l’appel, parfois moins.  Cela dépend de l’endroit où ils sont morts et aussi de la réceptivité des esprits, mot que j’ai appris de la bouche de maman quand elle parlait au téléphone à ma tante. Elle lui racontait que papa ne comprenait pas ce qu’elle disait pendant une période d’une fois par mois durant 28 jours. Il y a des jours où il est comme le téléphone cellulaire de ma tante Sophie. Il ne capte pas grand-chose. Mais j’ai l’impression que papa comprend plus de choses qu’il ne le dit…

    Ce soir, je suis heureuse de revoir mes amis, car l’enquête peut commencer. C’est difficile parfois, de communiquer ensemble parce que ma réalité et la leur sont deux choses différentes. Des fois, ils sont complètement conscients et d’autres fois, ils partent dans des souvenirs qui leur reviennent et là, impossible de les ramener. C’est comme grand-mère quand on va faire un tour chez elle. Mais mes amis me reconnaissent toujours, eux. Je suis leur futur qui passe, sans qu’ils ne soient présents.

    ***

    Journal intime ouvert, crayon dans la main, je suis prête à commencer mon enquête du dossier l’Âme Fatale. Discutons un peu

    -Mais oui, vous pouvez prendre un biscuit avant! J’ai aussi des restes de mon gâteau d’anniversaire, si ça intéresse quelqu’un.
    -…
    -Non, Monsieur Isidore, je n’ai pas vieilli. Ce sont mes parents qui me vieillissent.
    -…
    - Oui, Madame Blackburn, un magnifique cadeau! Ce journal que vous voyez… Ce sont eux qui me l’ont offert. Je l’aime beaucoup.
    -…
    -Mais non, Madame Sanchez, elle n’est pas trop maigre, c’est une mariée cadavérique. Elle est morte, elle aussi, c’est pour ça.
    -…
    -Tu crois? Moi je ne crois pas, Marguerite. C’est toi la plus belle de nous deux. Non ne sois pas triste. Je retrouverai ceux qui t’ont fait ça.
    -J’ai une question pour vous tous. Avez-vous vu l’âme noire qui rôde dans les parages?
    -…
    -…
    -…
    -…
    -Pas tous les quatre en même temps! J’ai cru comprendre que oui… Alors qu’est-ce qu’elle faisait?
    -…
    -Oui, je me suis dit aussi que quelqu’un était venu fouiller dans mes affaires. Alors avec ce que vous me dites, c’est que vous l’avez vue sortir de la maison par la fenêtre de ma chambre? Et savez-vous ce qu’elle est venue y faire?
    -…
    -…
    -Si vous n’en savez rien, je vais tenter de le découvrir.
    -…
    -Oui, il faudra que je sois prudente.
    -…
    -Je mettrai mon Billy sous clef.
    -…
    -C’est mon journal intime.
    -…
    -Oui, moi aussi je me sens observée. Nous allons prendre une dernière bouchée et j’irai me coucher!

    -Ma chérie! Il se fait tard, viens nous trouver ton père et moi. Ce n’est pas prudent de rester toute seule.
    -Oui, maman, j’arrive!

    Voilà comment s’est terminée ma soirée de recherche. Papa a mis dehors des ados qui voulaient passer Halloween dans notre cimetière. Et maman m’a fait un bon lait chaud avant d’aller au lit.
    Cette nuit, Billy, avant de rentrer à la maison, Marguerite m’a suivie. Elle ne voulait pas que je parte tout de suite. Elle m’a dit quelque chose qui fera avancer mon enquête. Elle croit savoir qui est l’âme qui rôde et en a très peur. Demain soir, elle me racontera ce qu’elle sent et ce qu’elle sait, mais pas devant les autres. Je l’ai rassurée et nous irons prendre le thé dans ma chambre. Bonne nuit Billy, je suis morte de fatigue…

    À suivre dans la quatrième et dernière partie...

    Francesca Tremblay

    * Photos prises sur le web...

          

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    Francesca Tremblay

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